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 La culpabilité d'une note - PV: Iris R. Sharenay

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Edouard Nightray
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MessageSujet: La culpabilité d'une note - PV: Iris R. Sharenay   Dim 17 Fév - 16:31


❧ Iris & Edouard

°¨¨°º°¨¨°

Aujourd'hui, je redoute de te voir.
J'ai beau t'aimer au point d'en devenir fou, j'en arrive à te détester. J'aimerais que tu te rappelles. Du monstre que je suis. J'aimerais que tu m'accuses des crimes que j'ai commis. Je voudrais tellement que tu te souviennes, pour que ce poids sur ma poitrine puisse enfin disparaître. J'aimerais que tu me dises que tu me détestes. Je veux voir dans tes yeux la haine que je mérite, non pas l'amour que tu me portes aujourd'hui. Ce n'est que de la souffrance, un amour souillé par un lourd passé. Tu es pure et résolue, sensible et gentille, timide et maladroite et pourtant tu es si forte, je ne suis qu'un lâche. Tu as été la première a me donner ce que je désirais, j'ai été le premier à te voler ce que tu aimais. Si j'avais un souhait à réaliser ce serait celui-ci ; Je voudrais que tu m'ôtes la vie.

Je ne parviens plus à dormir.
J'ai dans le passé, perdu un bout de vie, j'ai toujours ce vide, impossible à combler. Tu avais pourtant réussis à le reboucher. Alors qu'aujourd'hui, il se reconstruit, doucement, douloureusement. La culpabilité. L’appréhension. La peur. Tu te rapproche tellement de la vérité. Tu vas y laisser ta gentillesse. Tu vas te briser... Je n'ai jamais voulu te détruire. Jamais. On ne pourra rien y faire. Tu vas être blessé, trahie, par la personne en qui tu as le plus confiance. Ton seul véritable repère va devenir ton pire ennemi, ton unique source de souffrance.
Chaque soirs, lorsque je tente de fermer les yeux, en vain, des souvenirs me martyrisent. La nuit a fait de moi un véritable pantin. Qu'elle contrôle comme elle le désire. C'est toujours le même cauchemar. Celui qui à causé le début de notre fin, dont je suis le seul responsable. Je suis là, debout. Tes parents sont en face de moi. Paniquant à la vue de mon arme. Je suis froid, sans émotions, sans sentiments. À ce moment-là, je savais déjà que je causerais la chute de notre histoire. Je n'ai pourtant pas reculé, je suis resté dans mon idée. J'avais peur. Des conséquences, mais l'envie de t'avoir pour moi seul était bien plus forte que ma raison. J'étais fou. Fou de toi. Je le suis toujours.

Ce soir-là, lorsque tu es revenue, j'aurais aimé que tu m'insultes, comme jamais tu n'avais insulté personne, je voulais que tu me détruises. Que tu me frappes. Que je puisse regretter mon acte. Tu as été encore plus cruelle que ça. Tu n'en as fais qu'à ta tête. Tu as décidé de perdre la mémoire. Jamais je n'aurais pu te laisser, alors j'ai veillé sur toi, tout en sachant que tu te réveillerais un jour. Que tes idées seraient claires. En attendant, tu me fais attendre. Avec mes inquiétudes, avec ma culpabilité. Je te déteste. Plusieurs fois, j'ai voulu le dire. Je n'arrive qu'à ne le penser. Durant un cours instant car finalement, la réalité est que je t'aime toujours et encore plus chaque jours.

°¨¨°º°¨¨°

Encore une fois, je n'ai pas réussis à fermer les yeux de la nuit. J'aurais pourtant pensé que cet endroit me libérerait un minimum. La pension Prodiges vient d'être reconstruite et je suis toujours le prof de musique de cet établissement. Accompagné de mon assistante que je n'ai pas vu depuis deux mois. C'est rare, cela n'était encore jamais arrivé. D'habitude si je ne la vois pas au moins une fois par jour, je panique. Je suis encore à la recherche de quelque chose. Comme si je n'étais pas satisfait de ce qu'éprouvait Iris.
Là j'étais soulagé. Pendant ses deux mois, j'ai pu souffler. Je redoute de la voir. Redoute de lui parler. Je suis pathétique. La prof d'arme, Yuugi Fijimaru. C'est une simple connaissance, je ne parle pas particulièrement avec. Iris apparemment si, car elles étaient parties toutes les deux en vacances. J'aurais voulu y aller, juste pour ne pas lâcher le bonbon rose, mais on me l'avait totalement interdit. C'est des vacances entre filles ! En gros, on veut pas de toi, trouve-toi ton emploi du temps des vacances sans nous. Je suis plus persuadé que c'était une idée de celle aux cheveux rouges que de celles aux cheveux roses. Car de nous deux, c'était moi qui commençait à prendre mes distances avec elle et non l'inverse. Finalement, j'avais donner des cours de piano. Jouer dans des conservatoires et fais quelques concerts sous la demande de certains. Choses habituelles quoi. La monotonie ne m'a jamais dérangé. J'aurais pu aller me poser sous un arbre et y rester durant deux mois sans rien faire. J'ai toujours aimé le silence, la tranquillité. Je suis plutôt quelqu'un de posé, de calme, qu'une pile électrique comme pouvait l'être ma belle. Je n'ai pratiquement pas mangé, j'avis même du perdre quelque kilos.

Cela faisait deux jours que j'étais revenu à la pension. Comme les deux filles qui étaient parties en escapade. Iris et moi partagions la même chambre. Pourtant je ne l'avais pratiquement pas vu. Rentrant le soir à l'heure ou elle dormait et repartant le matin avant qu'elle ne se réveille. Je l'évitais. C'est nul, mais c'était la seule solution en ce moment. J'étais mal. Bien trop. Aujourd'hui c'était pareil. Je me leva à l'aurore, pendant que dormait encore la belle au bois dormant. Essayant de faire le moindre bruit possible, je ne voulais pas la réveiller, pour m'enfuir comme un voleur une fois encore.
Je parti me doucher, j'avais encore eu des sueurs, du au fait que je ne parvenais plus à dormir à cause de ce foutu cauchemar. Il était possible qu'Iris l'ai remarquer, mais j'évitais tout sujets. Une bonne douche froide, c'est exactement ce qu'il me fallait. Alors que l'eau coulait sur ma peau, essayant de me remettre les idées en place, essayant de me reprendre, je ne pouvais m'empêcher de penser à Iris et à quel point elle devait se sentir mal du fait que je sois froid et distant avec elle. Lorsqu'elle était rentré, je lui avais à peine adressé quelques mots. On aurait dit que je m'en foutais, mais ce n'était pas le cas.
En sortant de la douche, je me rinça et enfila la tenue que j'avais emporté avec moi. Un jean noir, un tee-shirt noir également collé près du corps, désignant ma musculature, pourtant je ne l'ai jamais vraiment entretenue, j'étais comme ça de nature. J'avais une fois de plus sur moi ma boucle d'oreille en or, or qui rappelait mes yeux. Une fois les chaussures enfilées, je sortis et m'en alla. Je n'avais envie de rien.

J'ai passé ma journée à flâner. Je n'avais ni l'envie, ni le courage de faire quoique ce soit. Je ne sais pas ce qui m'arrive, je ne suis pas comme ça d'habitude. Pourquoi cela m'affecte autant aujourd'hui ? Alors que durant toutes ses années passées, je n'ai jamais eu aucune culpabilité ; j'approchais de la révélation. Oui c'est ça, c'est pour ça que je suis craintif et perturbé. J'ai horreur de ça. Même la cigarette ne parvenait pas à me calmer. Alors que jusqu'à maintenant elle avait toujours eu un effet positif sur moi, bien qu'Iris détestait ça.
En fin de journée je retourna dans la chambre et lorsque je l'ouvris je vis Iris allongé sur le lit, livre à la main. Je la regarda un instant puis finalement je décida de refaire une escapade. Je ne saurais dire si elle m'avait vu ou entendu.

J'avançais dans les coins de la pension à pas lents. Je ne faisais pas attention aux quelques élèves qui étaient déjà là. Je me fichais de tout. Une seule chose me hantait. Elle. Cette histoire. Le final.
Finalement je me retrouva dans la partie des clubs et c'est en passant devant celui de musique que je vus le piano et que j'eu envie d'y jouer. M'avançant vers le bel instrument, mes mains glissèrent dessus. C'était une passion, je m'installa. Dire que dans une semaine des élèves seraient en face de moi, pourquoi avais-je donc accepté d'être le professeur responsable du club de musique et de chant, Iris aurait pu le faire seule.
La musique est un échappatoire, je m'y laissa sombrer. Jouant une mélodie sombre et douce à la fois. J'étais meurtri de l’intérieur. Désorienté. Jamais je ne pourrais l'avouer... J'ai besoin d'aide. Assez ironique hein.. Pour le grand énigmatique et ténébreux que je suis.

    - Ce soir-là... J'aurais préféré mourir... avais-je murmuré dans un souffle à peine audible.


Je sentis quelque chose d'humide tomber sur mes mains. Je remarqua très vite que des larmes perlaient mon visage. Je me senti mal, très mal, j'eu des vertiges, des envies de vomir. Pourquoi seulement maintenant ? Que pourrais-je faire ? Gardé un secret aussi longtemps était dévastateur, aujourd'hui, plus que d'habitude, je m'en rendais compte.
J'étais seul, heureusement. Je ne voudrais jamais qu'on me retrouve dans cet état. Mes bras s'appuyèrent sur le piano, et ma tête se nicha entre eux. On aurait dit un enfant au bord du gouffre. Un enfant à qui on venait de prendre sa maman.
Je ne remarqua même pas qu'une présence était là.


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Iris R. Sharenay
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MessageSujet: Re: La culpabilité d'une note - PV: Iris R. Sharenay   Dim 17 Fév - 18:28

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Edouard & Iris
« Protège-moi, brise-moi, aime-moi »
Je sais que la curiosité est un vilain défaut mais il faut avouer que, parfois, cela vous prend tellement aux tripes qu'il est impossible de résister. Mais même la plus grande curiosité ne permet pas de toujours tout découvrir. Un exemple des plus concrets ? Mon bel Edouard. Depuis que ma vie a repris, après mon coma, il a toujours été auprès de moi, il s'est toujours occupé de moi. C'est lui qui m'a sortie de la maison où furent assassinés mes parents, c'est lui qui a veillé sur moi pendant mon coma, lui qui se trouvait là à mon réveil, me révélant nom, prénom et passé. Il est tout pour moi et en même temps, il est un inconnu. C'est à peine s'il me parle de son passé, alors qu'il semble tout connaître du mien. Et malgré cela, il refuse de me parler de ma vie d'avant, de ce qu'il s'est passé avant mon coma. De la raison pour laquelle je suis tombée dans le coma. Au départ, cela ne me paraissait pas important, je n'avais aucune attache avec les autres, seul Edouard comptait. Mais au fil du temps, ce vide, ce trou béant dans ma mémoire commença à me faire sentir mal à l'aise. Pourquoi avait-on tué mes parents ? Pourquoi Ed refusait-il de me parler de son passé ? Je lui avais déjà difficilement tiré les vers du nez concernant notre rencontre, ô miracle. J'aurais aimé me souvenir moi-même de cet épisode de mon passé et non être obligée de l'entendre comme un conte raconté à un enfant. Mais bon, c'était ainsi, un point c'est tout.

J'avais toujours été avec mon ténébreux compagnon, depuis mon réveil et être éloigné de lui plus d'une ou deux journée ne m'était arrivé que très rarement. Du coup, quand Yuugi, une autre professeur du pensionnat, déboula après l'incendie et m'annonça qu'elle m'emmenait passer des vacances entre filles. Je l'avoue, j'avais un peu paniqué à l'idée d'être séparée d'Ed. Mais en ce moment-là, il se montrait plus distant avec moi, comme si j'avais fait quelque chose qui l'avait blessé. D'accord, pendant le bal, j'avais un peu ruiné son humeur en essayant de savoir ce qu'il me cachait mais pendant les semaines qui avaient suivies cette soirée, il n'avait pas semblé m'en tenir rigueur. J'étais perdue et cela me tuait. Toutefois, j'étais partie avec Yuugi, espérant retrouver mon Edouard habituel à mon retour. Nos vacances furent très agréables, même si regrettait qu'Ed n'ai pas pu partager ces instants avec moi. Mais bon, à moins qu'il ne change brutalement de sexe, il était exclu des vacances entres filles made in Yuu'. Le connaissant, il avait certainement passé la moitié du temps avachi sous un arbre à fumer. Je détestais savoir qu'il se ruinait la santé avec ces infâmes cigarettes. D'ailleurs, quand il avait fumé, j'étais incapable de rester près de lui tant cela me rendait malade. J'avais beau l'aimer de tout mon cœur, il y a des choses qui me refroidissent directement. Mais là je m'égare. J'avais donc passé des vacances de rêve mais au plus nous approchions de la fin plus je pensais à mon compagnon et à nos retrouvailles. Je n'aspirais plus qu'à me fondre dans l'écrin protecteur de ses bras et écouter sa magnifique voix.

Apparemment, je me faisais des illusions concernant Edouard. Non seulement il était encore plus distant mais en plus, il m'évitait. Certes, nous dormions ensemble mais cela ne nous permettait pas forcément de nous voir plus. Il venait se coucher quand j'étais déjà dans les bras de Morphée et prenait la poudre d'escampette aux aurores. Je ne comprenais pas pourquoi il faisait cela et cela me détruisait. Qu'avais-je fait de mal pour qu'il refuse pratiquement d'être auprès de moi ? Cette pensée m'attristait énormément. Pourtant, nous parlions encore, échangeant de futiles formalités.

Mais aujourd'hui, il m'avait évitée du début jusqu'à la fin. Pour être franche, en plus de me briser le cœur, cela me fit entrer dans une colère monstre. Mais plutôt que lui courir après dans tout le pensionnat, j'avais décidé de la jouer plus fine. J'avais donc passé la journée dans notre chambre, que j'aurais presque pu renommer ma chambre, et avais patiemment attendu que l'autre couard vienne. Et il était venu, juste quand je commençais à désespérer et que j'avais commencé à lire, allongée sur le lit. J'aurais presque raté sa présence si je n'avais pas entendu la porte se refermer discrètement. Ni une ni deux, je m'étais relevée et l'avais poursuivit en silence dans tout le bâtiment. Il entra dans la pièce du club que nous gérions et s'installa au piano, jouant une mélodie sombre qui me figea sur place. Je n'avais pas souvent entendu quelque chose d'aussi triste et obscur.
« Ce soir-là... J'aurais préféré mourir... »
Cette phrase, à peine audible, suffit à me libérer de mon hébétude et je m'approchais de lui à grands pas furieux. Fureur qui fut vite balayée par l'inquiétude quand je vis ses larmes couler sur ses mains et sur le clavier. Du coup, je me sentis bête, ainsi immobilisée derrière lui. Je me mordillais légèrement la lèvre et m'approchais silencieusement de lui, avant de passer mes mains autour de ses épaules, la tête appuyée contre la sienne.
« Arrête ça, Edouard. Je t'interdis de penser à une chose pareille. Qu'est-ce que j'aurais fait, moi, si tu étais mort ? »
Je ne savais même pas de quel jour il parlait mais sur le coup, je m'en fichais royalement. Qu'il pense à un suicide ou autre idiotie dans le genre m'était insupportable. Je resserrais mes bras autour de lui, enfouissant ma tête au creux de son cou.
« Tu m'évites depuis quelques temps. Je ne suis pas aussi aveugle que tu sembles le croire et j'aimerais comprendre les raisons qui te poussent à agir ainsi. Ais-je fait quelque chose de mal ? T'ai-je blessé ? Et n'essaie pas d'éviter le sujet ! »
Toutefois, je l'embrassais sur la joue, simple effleurement au coin des lèvres. Tout ce qui comptait, en dehors de la réponse à mes multiples interrogations, était sa présence, le fait qu'il ne se soit pas encore défilé.

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Edouard Nightray
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MessageSujet: Re: La culpabilité d'une note - PV: Iris R. Sharenay   Lun 18 Fév - 1:47


❧ Iris & Edouard

J'eu un léger sursaut, lorsque je sentis ses mains se poser sur mon épaule et que la tête d'Iris se posa sur la mienne. Je fus surpris de la voir. Je me sentis minable. Je ne voulais pas qu'on me trouve, pas que me voit dans cet état et finalement c'est celle que je redoutais le plus de voir qui me surpris dans ce moment de faiblesse. Est-ce une punition pour ce que j'ai fais ? Si oui, alors qu'elle se termine vite. Je ne pourrais pas l'endurer plus longtemps. Moi qui suis pourtant d'un calme extrême, d'un sang-froid hors paire, j'étais actuellement dans tous mes moyens. « Arrête ça, Edouard. Je t'interdis de penser à une chose pareille. Qu'est-ce que j'aurais fait, moi, si tu étais mort ? » Tais-toi. Je n'en pouvais plus. Tout rentraient dans ma tête et en sortaient de leurs manières, me fessant entendre ce qu'ils voulaient. Des paroles me montrant à quel point j'étais pathétique. Finalement, moi aussi je me réveille. Je n'étais pas dans un coma et n'est subi aucune perte de mémoire, mais j'étais bercé dans une douce illusion. Aujourd'hui, tout comme Iris qui recherche la vérité, je me rend compte de la réalité ; je vais finir par la perdre.
Cette pensée m'arracha le coeur, si bien que je ne faisais plus attention à ce que disait ma belle princesse. J'étais enfermer dans mes inquiétudes, dans mes peurs ; je n'ai que ce que je mérite.

    - Lâ-lâche moi Iris !

Je me dégagea de l'emprise de ses bras, bien que j'aurais voulu m'y plonger éternellement. Son contact, sa vue. Je l'aime, je l'aime à en mourir. J'ai été violent. Je m'étais levé brusquement. Je n'osais la regarder en face. Elle devait être sous le choc, elle ne comprenait pas mon comportement, ce qui était tout à fait normal. Ce qui l'était moins par contre était que je ne le comprenais pas moi-même. Il ne s'était pourtant rien passé pour que je commence à me sentir coupable, pour que je commence à avoir peur de la révélation. Je ne saurais dire pourquoi j'étais pris dans une panique incontrôlable depuis quelque temps.
Pardonne-moi. Je ne fais que des conneries et elle est toujours celle qui en assume les conséquences. J'ai beau dire que je l'aime, je suis celui qui va le plus la faire souffrir, alors que je devrais être celui qui devrait la protéger des ténèbres. Mais comment pourrais-je faire cela ? Je suis plongé dedans. Lourd passé, lourd secret. Elle est la lumière, je suis la noirceur. Nous sommes trop différents. Jusqu'à quand arriveront-nous à tenir ? Elle n'y est pour rien, je suis le seul responsable. Je m'en veux. Pourtant je sais que si j'avais la chance de tout recommencer, je referais la même.

    - Je ne te permet pas ! Tu ne sais pas ! Tu ne sais rien ...! Tu ignores le monstre que je suis ! Cela aurait aussi été bénéfique pour toi si j'avais disparu... Ta mémoire... C'est mon souvenir qu'elle aurait du effacer... Tu ne sais pas à quel point je vais te faire souffrir, à quel point je t'ai déjà fait souffrir... Alors que je t'aime tant...


Des mots que je ne voulais pas prononcer. Tout sortait de ma bouche sans que je ne comprennes pourquoi. Impossible de me contrôler. Ce que je ne voulais pas qui arrive se produisait ; je me défoulais sur Iris. Si je l'aurais pu, je me serais fait taire. Quitte à me tirer une balle dans la tête. Je serra mes poings. Incapable de me reprendre. Je devais ravoir ce regard de tueur que je détestais. Celui qui dans le passé, m'avait valu le nom de Raven. Si l'odeur du sang ne m'avait pas attiré, jamais cette situation ne serait arriver, mais on ne change pas le passé. On l'oublie, on le cache. Sauf que certain le recherche. Iris faisait partie de cette catégorie, malheureusement pour moi.
Emporté par la peine et la colère, ma main fit valser une chaise, qui s'était trouvée près de moi.

    - Je redoute de te voir. J'ai peur de ce qui va arriver. Mais je serais tout simplement incapable de t'en parler. Je suis pathétique. Alors que tu cherches la vérité, que tu cherches ton histoire. J'essaye de te la dissimuler.


Je ne veux pas la perdre. Je ne pourrais pas. Néanmoins, ça allait forcement arriver. Qui pardonnerait à quelqu'un qui a assassiner toute votre famille et qui vous ment depuis tant d'années ? Personne, pas même la légendaire compassion et gentillesse de la Iris que je connais. Je me brisais de l'intérieur, plus que je ne l'étais déjà.
Pris sous la fatigue, je vins me caler contre le mur et m'y laissa glisser. On aurait dit un enfant, une fois de plus. Un enfant en pleine crise de panique. Je n'avais pas dormi depuis quelque temps ou alors très peu. Mon corps devenait lourd et je me sentis tomber. Effet des nombreux vertiges que j'accusais. Je n'osais la regarder, appréhendant sa réaction. J'étais sur un terrain glissant. Il était sur qu'elle allait se poser des questions maintenant... Pourquoi cela-là ce passe-t-il maintenant ? J'avais envie de hurler, de tout casser, je perdais mon sang-froid, laissant place à un sang chaud, boulonnant.

    - Pardonnes-moi...


Une fois de plus mes excuses se perdirent dans l'air, une fois de plus j'avais chuchoté, comme si je ne voulais pas qu'elle l'entende. Comme si j'avais fais en sorte que ce mot s'envole. Mais Iris était intelligente et avait une excellente ouïe, il était sur qu'elle l'entendrait. J'aurais voulu me taire, mais j'étais aux bouts de mes limites. Pourtant je ne voulais pas qu'elle apprennes la vérité, encore moins aujourd'hui. J'aurais voulu m'enfuir. Pourquoi ne me suis-je pas contenter de répondre à son baiser sur ma joue, celui qui m'avait fait frissonner, j'aurais du m'excuser en lui disant que j'étais un peu déprimé. Je l'aurais serré dans mes bras, pour faire en sorte de me pardonner, puis on aurait repris notre vie. Mais non. Il a fallut que j'ai cette poussée d’adrénaline, cette colère noire. Que je me lâche. Pour arriver où ? Dans le terrain le plus dangereux qui existe ; sa mémoire. Je t'en pris Iris... Ne cherche plus, laisse-moi te cacher la vérité, laisse-moi te garder à mes côtés ; hé Iris, pourras-tu me pardonner ?


PS : Deux Choix, j'te propose qu'on fasse de ce RP la révélation /faut bien y arrivé à un moment/ et on avise ensuite leur relation, comment ça va s'passer, soit on remet ça à plus tard et Iris cherche pas à savoir.

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Iris R. Sharenay
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MessageSujet: Re: La culpabilité d'une note - PV: Iris R. Sharenay   Lun 18 Fév - 17:49

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Edouard & Iris
« Protège-moi, brise-moi, aime-moi »
Le voir dans cet état me brisait. Le voir réagir ainsi et s'éloigner encore plus de moi me tuait. Chacune de ses réaction montrait son profond désir d'être laissé seul mais l'idée de le laisser ainsi me rendait malade. Je ne comprenais guère ce qu'il lui arrivait et cela me rendait folle. Si je fut peinée lorsqu'il se dégagea sèchement de mes bras, je le cachais. Inutile d'ajouter de l'inquiétude supplémentaire à mon ténébreux... qui semblait virer dans une colère aussi noire que ses vêtements. Pour l'habillement, nous étions deux parfaits contraires. Lui, avec ses tenues sombres et sobres faisait ressortir les couleurs joyeuses de mes robes aux coupes asymétriques. Mais une fois de plus, je m'égare. Mes yeux se posèrent sur celui que je considérait comme mon sauveur et je vis la panique qui brillait dans ses yeux couleur or. Je voulus faire un pas vers lui mais tout, dans son allure, me disait d'éviter cela. J'aimais énormément Edouard mais le voir dans tous ses états, ne rien pouvoir y faire et avoir l'atroce impression d'être le centre de ses inquiétude m'était insupportable. Et rien n'est plus affreux que d'avoir envie de câliner quelqu'un alors que cette même personne fait tout pour s'éloigner de vous dans le but de... de... heu, de je ne savais vraiment pas quoi, là.
« Je ne te permet pas ! Tu ne sais pas ! Tu ne sais rien ...! Tu ignores le monstre que je suis ! Cela aurait aussi été bénéfique pour toi si j'avais disparu... Ta mémoire... C'est mon souvenir qu'elle aurait du effacer... Tu ne sais pas à quel point je vais te faire souffrir, à quel point je t'ai déjà fait souffrir... Alors que je t'aime tant... »
Oh. Je venais de découvrir que je pouvais ressentir plus de deux émotions totalement contradictoires... en même temps. D'un côté, j'avais envie de lui hurler dessus, de lui flanquer une baffe pour qu'il reprenne ses esprits et de l'autre, j'avais envie de le faire taire d'un baiser, qu'il oublie ce qui lui minait l'esprit et que tout redevienne comme avant.
« A-arrête ça Edouard ! Est-ce que tu as seulement conscience de ce tu dis ?! »
J'avais l'impression qu'il me balançait les pires vacheries du monde, qu'il s'amusait à briser mon cœur pour mieux le recoller et me l'enlever à nouveau plus douloureusement encore. J'en avais presque physiquement mal. Je ne l'avais jamais vu dans cet état. Lui qui était d'habitude si calme, si doux et impassible, il semblait prêt à tout casser sur son passage. Et ça me faisait peur, cela m'effrayait de savoir qu'il pouvait se montrer plus violent qu'il ne le laissait sous-entendre. Ce qu'il me prouva en envoyant valser une chaise contre le mur, une pauvre petite chaise qui n'avait rien demandé à personne.
« Je redoute de te voir. J'ai peur de ce qui va arriver. Mais je serais tout simplement incapable de t'en parler. Je suis pathétique. Alors que tu cherches la vérité, que tu cherches ton histoire. J'essaye de te la dissimuler »
Même si je savais cela depuis des années, l'entendre l'énoncer clairement me fit l'effet d'un couteau en plein cœur. J'hoquetais en reculant d'un pas, hébétée. Non ... J'avais envie de lui hurler d'arrêter de dire des choses pareilles mais en même temps, il avait piqué ma curiosité. Il s'éloigna encore de moi, à mon désespoir et vint se caler contre le mur, se laissant glisser au sol. Me mordillant la lèvre, je restait debout à quelques mètres de lui, hésitant quant à l'attitude à adopter. Mes yeux scrutèrent son visage, pâle et fatigué. Il fuyait délibérément mon regard et cela me fit de la peine. Ainsi, j'étais réellement le nœud du problème. Je vis ses lèvres remuer mais ce qu'il murmura échappa à mes ouïe sur-développée. Toutefois, je décelais au mouvement de ses lèvres quelque chose qui s'approchait à une demande de pardon. Je fronçais les sourcils, chose rare chez moi, et m'approchais de lui à grands pas. Le gratifiant d'un regard déterminé, je me mis à sa hauteur et m'installais sur le sol. A grand renfort de regards furieux, je me glissais dans l'écrin de ses bras protecteurs, mais mains posées sur ses bras, comme pour dire n'essaie surtout pas de me virer de là. Je ne faisais aucune illusion quant à ma super force de persuasion approchant approximativement du zéro absolu quand il s'agissait d'Ed'.
« Cesse de te comporter comme un enfant en me fuyant, alors que je suis justement au cœur de tes préoccupation, Edouard Nightray ? »
Je me tortillais pour être face à lui, les mains posées sur son torse. Plantant mes prunelles bleues dans ses iris dorés, j'essayais de garder un visage calme.
« Et si tu me parlais de ce qui te tracasses ? Ce n'est pas bon de cacher des choses à quelqu'un que tu dis aimer, surtout lorsque cela concerne cette personne directement ! »
Sans que je le veuille, mes poings se serrèrent sur son torse et d'inutiles larmes se mirent à couler. Je les essuyais d'un geste rageur et donnait un coup de poing dans le torse de mon ténébreux compagnon.
« Tu dis m'aimer, mais tu me cache quelque chose et... MAIS REGARDE DANS QUEL ÉTAT TU ES, BORDEL ! C'est parce que tu te montre cachotier avec moi que tu te détruis ! Que tu nous détruit ! »
Mes larmes coulaient maintenant en torrents furieux que je n'essayais même plus d'éponger.
« Alors parle-moi... je sais que je peux comprendre. Je... je t'aime, après tout. »

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MessageSujet: Re: La culpabilité d'une note - PV: Iris R. Sharenay   Lun 18 Fév - 20:26


❧ Iris & Edouard

Je découvrais une Iris que je ne connaissais pas.
Tout comme elle découvrait une partie de moi que j'essayais tant bien que mal de protéger, je découvris d'elle une partie qu'il était rare de voir sur son doux visage. Alors que j'étais dans un état de panique indescriptible, la colère et la frustration d'Iris augmentait. Quoiqu'il se passe, je ne dirais rien. Non, je ne pourrais pas. Car il est sûr et certain que ce serait la fin d'une histoire, la fin de notre histoire ; il n'y aurait plus de nous. Et pourtant, le mensonge nous détruisait aussi. Je n'avais aucun échappatoire. Elle finirait par le savoir, nous finirions pas se blesser, nous finirions par se séparer. Je le sais, je l'ai toujours su, j'essayais juste de ne pas y penser... Aujourd'hui il fallait que je me rendes à l'évidence ; c'était terminé. Le mensonge n'avait que trop duré.
Mes poings se serrèrent d'avantage face à ces pensées, face à la réalité. J'avais envie de partir me cacher, de ne plus jamais sortir. J'avais simplement envie d'arrêter cette vulgaire comédie. Je le savais pourtant. Que tout ça finirait mal. Je le savais que je ne pourrais pas la garder. Je le savais pourtant... Pourquoi a-t-il fallut que je m'accroche à cet espoir de lui cacher la vérité ? Pensant que tant qu'elle était avec moi, elle ne demanderait rien de plus. Je me suis bercé d'illusions, je pensais garder la Iris qui n'avait d'yeux que pour moi lorsqu'elle sortie de son coma, mais les gens changent. Ils évoluent. Ils grandissent. Ils découvrent. Et surtout, ils recherchent. Bien que pour moi elle était unique, différente, elle restait comme nous tous, une humaine.

Je sentis ses mains, sur mes bras, la tentation était là ; il fallait que je la regarde. Ce que je fis par ailleurs. Je pus voir toutes les émotions qui la traversaient, je pouvais lire en elle, comme dans un livre ouvert. J'aurais préféré ne pas pouvoir y arriver. Ma culpabilité me rendait fou, elle s'accentuait lorsque je vis l'air de ma princesse. Qu'est-ce que je fais ? Alors que tout allait bien, pourquoi donc il a fallu que je gâche tout ça ? Parce que je suis un imbécile. À vrai dire, j'ai toujours pensé qu'avoir tuer ses parents ne me faisais rien, parce que je l'avais pour moi seul. C'est un mensonge. En plus de lui mentir, je me mentais à moi-même. Cette tragédie m'a complètement anéantie. J'avais déjà atteint le fond à l'époque, mais lors de cette soirée, j'étais parvenu à creuser encore plus profond. Bien que je me persuadais que ça ne me faisais rien, que j'étais insensible, ce n'était pas vrai. Au fond, ça m'avait détruit. Plus le temps passait et plus je m'en rendais compte. C'est derniers temps, je le réalisais vraiment et surtout je m'en voulais. Il m'aura fallu des années pour l'avouer, pour m'avouer à moi-même que je n'ai jamais voulu tuer ses paternels. Il m'aura fallait tout ce temps pour comprendre...

J'étais à moitié perdu dans mes pensées, je n'écoutais pas vraiment ce qu'elle me disait, mais je savais qu'elle ne me demandait qu'une chose ; que je lui dise la vérité. Dernière son pseudo visage calme, elle avait des yeux suppliants. Elle s'était rapprochée de moi, bien que j'avais fait en sorte qu'elle s'éloigne avec mes excès de colère. Ses mains posées sur mon torse à présent, comme si elle cherchait à nouer contact avec moi encore plus qu'elle ne le pouvait. J'avais pourtant fait en sorte qu'elle reste éloignée.
Je resta bouche-bée. Paralysé, alors que je venais de me prendre un coup direct dans le torse, je ne sentis qu'une douleur violente dans le coeur lorsque je vis les larmes de ma joie de vivre. Ses larmes, c'est ce que j'ai toujours redouté de voir. C'est quelque chose que je ne voulais pas sur son visage. Le sourire lui va si bien. J'aurais voulu ne jamais lui prendre, pourtant j'allais lui faire perdre. « Tu dis m'aimer, mais tu me caches quelque chose et... MAIS REGARDE DANS QUEL ÉTAT TU ES, BORDEL ! C'est parce que tu te montres cachottier avec moi que tu te détruis ! Que tu nous détruis ! » Si seulement elle pouvait se taire parfois. Elle m'enfonçait, elle enfonçait le couteau dans la plaie. Iris tout ce que tu me dis, je le sais déjà.

    « Alors parle-moi... je sais que je peux comprendre. Je... je t'aime, après tout. »

Haha... Cette bonne blague ! Plus tôt, elle m'avait demandé si j'avais conscience de ce que je disais... Alors qu'elle-même n'avait pas conscience de ses paroles. Elle ne sait même pas à quel point elle va me haïr, à quel point elle va m'en vouloir. Elle est encore dans son monde, elle n'a pas conscience de la noirceur qui l'entoure, de la noirceur dans laquelle je l'ai faite sombrer. J'étais énervé. Elle parlait d'une chose qu'elle ignorait. Quand bien même elle m'aimait, il ne suffisant que d'une phrase de ma part pour qu'elle me déteste.
Alors que les larmes perlaient son visage, je la trouva irrésistible. Pourquoi avait-il fallu que je m'éprenne d'un ange comme elle ? Alors que j'étais un véritable démon solitaire. Ma main se glissa dans ses doux et longs cheveux roses, cette teinture d'exception. Mes iris dorés toujours encré dans son regard azur. Je l'aime tellement. Je l'aime à en devenir fou. C'est les pensées qui me traversa quand je viens poser mes lèvres sur le siennes. Nous avions beau nous aimés, ce genre de contact n'était que très peu fréquents. Alors qu'elle était tout ce qu'il de plus tentant ; elle était le désir. Je captura ses lèvres un moment, puis me décolla, toujours plongé dans ses yeux.

    - Et si je te disais que si je parlais, l'amour que tu me portes se transformerais en haine ?

Elle pourra dire ce qu'elle faudra, penser ce qu'elle voudra... C'était ça la réalité. Elle allait devoir me détester, qu'elle m'aime ou non. Je ne parlerais pas... Je ne veux pas. Elle est dernière chose qui me reste. La seule avec qui j'aime passer du temps. Oui je l'aime... Bien que je sais que je vais la faire souffrir.

    - Iris... Si tu découvres ton histoire... C'est la nôtre qui se terminera... Choisir la vérité, signifie renoncer à cette réalité... À notre réalité.

Jamais je n'aurais cru dire cela un jour, mais c'était la situation. Malgré-nous, nous devions y faire face. Dis-moi Iris... Le passé vaut-il mieux que notre présent ?

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MessageSujet: Re: La culpabilité d'une note - PV: Iris R. Sharenay   Mar 19 Fév - 20:00

.
Edouard & Iris
« Protège-moi, brise-moi, aime-moi »
Il fallait qu'il se taise, qu'il cesse de dire des choses pareilles. Mais en même temps, il fallait qu'il me parle, qu'il me révèle ce fardeau qui pesait sur ses épaules et empoisonnait notre couple. Je voulais savoir, même si Edouard me disait que cela me briserait, nous briserait. Je ne le croyais pas. Peu importe ce qu'il allait me dire, je savais que je serais incapable de le haïr. Il représentait trop pour moi pour que je puisse m'éloigner de lui de mon plein gré. Et comment pourrais-je lui en vouloir pour quelque chose qui s'était déroulé dans une vie dont je n'avais strictement aucun souvenir ? Je redoutais toutefois ce qu'il allait me raconter, cela semblait tellement atroce pour lui. Je sentais sa réticence dans sa voix, son désir que je ferme les yeux une fois de plus et que nous reprenions notre petite vie tranquille. Edouard me détourna de mes pensées en glissant sa main dans mes cheveux et attira doucement mon visage au sien, m'embrassant tendrement. Je fermais les yeux, savourant ce contact rare. Certes, nous étions un couple mais nous ne nous embrassions que peu souvent... allez savoir pourquoi. Lorsqu'il rompit le contact entre nos lèvres, il plongea ses prunelles dorées dans mes iris bleues.
« Et si je te disais que si je parlais, l'amour que tu me portes se transformerais en haine ? »
« Impossible, soufflais-je »
Je me collais contre lui, la tête sur son épaule, séchant mes larmes. Je ne pouvais pas imaginer un seul instant pouvoir le haïr, je ne le voulais même pas. Je l'aimais tellement que penser une seule seconde pouvoir le détester me faisait souffrir, aussi mentalement que physiquement. C'était comme des épines sadiquement plantées dans mon cœur.
« Iris... Si tu découvres ton histoire... C'est la nôtre qui se terminera... Choisir la vérité, signifie renoncer à cette réalité... À notre réalité. »
Assez, assez ! Qu'il cesse d'être aussi pessimiste ou nous décrouvririons tous les deux que la main d'une femme sur une joue, lancée à très grande vitesse, ça fait mal. Très mal. Pour que cesse cette litanie de mots, je l'embrassais, scellant nos lèvres. Mais qu'il arrête d'être aussi négatif, bon dieu !
« Comment peux-tu dire des choses pareilles ?! Tu as donc si peu confiance en mes sentiments ? »
Je serrais tellement son tee-shirt que je crus à un moment que j'allais le déchirer, ce qui me fit le lâcher, prenant une grande inspiration pour calmer mes nerfs qui commençaient à partir en vrille. Je ne voulais pas renoncer à notre histoire, comme il disait, mais je ne pouvais pas non plus laisser ce lourd fardeau le miner plus longtemps.
« Ne... ne me force pas à choisir, Edouard ! Cela ne plaira à aucun de nous deux. »
Mes doigts se glissèrent sur ses joues, suivant le sillon des quelques larmes qu'il avait versé alors qu'il se croyait seul. Je ne voulais pas le blesser mais en continuant ainsi, nous ne ferons que nous blesser mutuellement. Et je ne voulais pas que nous continuions dans cette voie. J'effleurais tendrement ses lèvres du bout des doigts.
« Je t'en prie, libère-toi de ce secret... aie un peu confiance en moi. »
Sur ces mots, je l'embrassais amoureusement avant de me redresser et d'ancrer mon regard dans le sien, déterminée à lui tirer les vers du nez. S'il refusait de parler, il me perdrait à coup sûr. Je refuse de vivre avec quelqu'un qui a tellement peu confiance en moi que pour m'avouer quelque chose qui le mine de l'intérieur alors qu'il dit m'aimer.

Et dire que nous étions seuls dans cette pièce, en plein milieu d'un pensionnat plein à craquer. Dans cette salle, c'était comme si nous étions dans un autre monde. Dans une autre réalité.

(c) Sweetie

Hors rp; désolée, c'est plus court que les autres >_< je me rattrape au prochain.

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MessageSujet: Re: La culpabilité d'une note - PV: Iris R. Sharenay   Mer 27 Fév - 22:10


❧ Iris & Edouard

°¨¨°º°¨¨°
J'ai peur de te perdre.
Dis-moi Iris, sais-tu ce que ça fait de vivre avec l'odeur du sang qui te poursuit ? Moi je l'ai appris. J'ai atteins le plus profond des enfers et me suis laissé tenter par les ténèbres. La vie est monotone, la vie est ennuyeuse. Elle ne vaut pas la peine d'être vécue, plus d'une fois, avant de te rencontrer j'ai pu le penser. J'avais du monde autour de moi, pourtant j'étais plus vide que n'importe qui. J'avais beau avoir des gens plus ou moins proches auprès de moi, ils ne leurs auraient fallu qu'une excuse pour me rayer de leur vie. Je me suis mis à me dénigrer, à me rabaisser. Au final, je les ai tous accusé. Je connais la haine. Elle fut ma meilleure alliée. C'est avec elle que j'ai fais les atrocités du passé. J'en voulais à la terre entière. Rien n'aurait pu me calmer, je me suis salie les mains, j'étais sous l'emprise de contrat. Plus rien ne m'importunais, j'aurais pu mourir, je m'en foutais. Je pensais que plus personne ne pourrait m'aider, que personne ne pourrait me changer. Puis je t'ai rencontré. Comme un ange descendu du ciel, tu m'es apparue au moment le moins attendu. J'ai réussis à m'ouvrir, à prendre du plaisir à vivre, et cela en ta compagnie. J'ai pensé que je pouvais changer, que je pouvais m'améliorer, mais je me trompais ; une fois qu'on a sombrer, on ne peut plus remonter. Ma sombre histoire, mon côté noir, ils s'en sont pris à toi. Ta gentillesse et ta douceur pourtant inébranlables jusqu'alors furent mis en dangers.
°¨¨°º°¨¨°


Le temps était comme stoppé. Je ne saurais dire s'il s'agissait de la réalité ou d'une illusion venue tout droit de mon imagination. Dans tous les cas c'était un véritable cauchemar. J'aurais aimé me réveiller en sursaut, repousser une fois encore la révélation que je redoutais tant. Iris était à ses limites, pour elle c'était aujourd'hui ou plus jamais. Je le voyais. Dans tous les cas je n'avais plus le choix. Il fallait que je parle, pour la première de ma vie, je vais devoir céder face aux protestations de mon bonbon rose. Pourtant, bien que j'étais dans un état de panique et que je pensais vivre un cauchemar, j'aimais aussi ce qu'il se passait. J'avais des contacts avec Iris que nous ne fessions pas si souvent, bien que nous soyons ensemble. Elle m'embrassa une première fois, contact qui devait avoir pour effet de me faire taire. Elle me parla de la confiance que j'avais envers ses sentiments... Bien sur que j'avais confiance en elle, plus qu'en n'importe qui. Mais je ne suis pas idiot ! Je sais très bien comment cela va finir, sentiment ou non. Il y a des choses qu'on ne peut tout simplement pas pardonner.

Elle m'embrassa de nouveau, plus amoureusement cette fois-ci, je succombais. J'aime Iris, plus que ma propre vie, comment pourrais-je rester insensible dans ce genre de situation ? J'ai beau être complètement indifférent, complètement dénoué de sentiments, envers Iris je ressentais toujours énormément de choses, elle a su éveiller en moi ce qui avait toujours été sous scellé. Néanmoins, bien qu'elle est fait naître en moi l'amour ou la compassion, elle a aussi provoqué le doute, la peur et la déraison. Puisqu'il le fallait... Je parlerais. Aujourd'hui, fini les secrets. Je libérerais tout ce que je cache, quitte à lui révéler mon plus lourd secret, autant lui dire également tout ce que je pense, tout ce que j'éprouve. Pour ne pas regretter. J'ai mûri depuis, j'ai appris à grandir.

    - Je.. je baissa finalement la tête.


C'est facile à penser, mais moins difficile à dire. J'ai beau me répéter que je parlerais, qu'aujourd'hui c'était fini les secrets, je ne savais pas du tout comment faire. Que dire... Que suis-je censé faire dans ce genre de situation ? C'est facile pour vous, c'est facile pour Iris de me forcer la main pour me faire avouer le crime que j'ai commis, mais pour moi c'est différent. Non seulement je devais lui dire que j'avais tué ses parents, mais en plus j'allais la perdre. Si vous aviez à choisir vous, je serais bien curieux de voir votre réaction. Là tout de suite, vous devez vous dire que vous ferez ça ou ça, mais une fois en face de la situation, vous n'agissez pas du tout comme vous l'aviez prévu. Vous savez pourquoi ? Parce que vous avez en face de vous une personne avec des réactions comme tout le monde et que vous avez en vous des appréhensions, mais surtout parce que quoiqu'on dise, il est impossible de prévoir quoique se soit. Je suis en train d'apprendre cette leçon.

Je releva la tête et encra mes iris dorés dans les billes azurées de mon trésor. Je ne me défilerais pas, quitte à ce que je la perde, je veux qu'elle soit au courant, qu'elle est une bonne raison de m'en vouloir, qu'on ne finisse pas avec des mensonges. Au fond, je ne parle que négativement, je ne peux pas penser un instant qu'elle acceptera de me pardonner... Pourtant, j'aimerais y croire, ne serait-ce qu'une seconde qu'elle puisse m'accorder son pardon, que je puisse avoir une nouvelle chance. Au plus profond de moi, j'aimerais qu'elle ai assez de contrôle, qu'elle soit assez forte pour me regarde encore après la révélation et qu'avec du temps elle puisse de nouveau m'approcher. Tout au fond, je souhaite plus que tout qu'elle ne m'en veuille pas. Je rêve. En mon fort intérieur, je suis empli d'espoir, mais mon côté réaliste me ramène vite à la réalité ; j'ai assassiner ses parents bordel, qui pourrait pardonner ça !? Foutue conscience. Vous savez la petite voie à l'intérieur qui vous montre à quel point vous êtes fichu.
Je la regarda, J'étais empli d'une tristesse que je ne saurais exprimer, j'étais face à une peur incontrôlable.

    - C'est par ma faute que tu as perdu la mémoire le soir de l'assassinat de tes parents...


Aujourd'hui, je suis face à une réalité plus dure à affronter qu'un meurtre à effectuer. Je me rends compte petit à petit à quel point c'est difficile de perdre quelqu'un, avant je n'en avais pas conscience. Dans le passé, je ne connaissais pas tout ça, pas toutes ses émotions. Iris m'a fait connaître tellement de choses. Je ne serais dire si cela a été bénéfique, si en ce moment ce fut une bonne chose ou non. Ce que je sais par contre, c'est que si je n'avais pas connu l'espoir, aujourd'hui je ne serais pas en proie du désespoir.

    - Iris... Celui qui a tué tes parents.. C'est... je m’interrompis.


Jusqu'à maintenant j'avais réussis à garder contact visuel avec elle, mais il y a des fois où c'est simplement trop difficile. Si j'avais pu je me serais dégagé de ses bras, je serais parti loin dans la pièce, mais il fallait que j'assume et pour assumer, il faut commencer par dire les choses en faces. Les yeux dans les yeux. C'est ce que j'avais fais pour mes deux premières phrases, mais pour ma dernière je dû me résoudre à la faiblesse et baissa la tête. Je ferma les yeux. J'aurais voulu me frapper jusqu'à m'en faire saigner pour le mal que j'ai commis. Je mis ma tête entre mes mains, celles-ci appuyées sur mes genoux. Bon dieu ce que j'avais mal. Jamais ma poitrine ne m'avait fait souffrir à ce point là. C'est ce qu'on appelle le revers de la médaille mon pote.

    - C'est moi... murmurais-je le plus doucement possible.


J'aurais voulu éclater en sanglot, déverser en larmes toutes ces années de mensonges et de souffrances. Je n'avais pas le droit. Je n'étais pas à plaindre, ici ce n'était pas moi la victime, mais Iris. Si une personne pouvait pleurer c'était elle, à cause de moi et non moi à cause de ce que j'ai fais. Ma voix tremblait, tout mon être tremblait. C'est dans ces moments là qu'on ne rêve que d'une chose ; disparaître.
Je n'osais regarder Iris, j'avais peur de sa réaction, allait-elle me frapper ? Surement. M'insulter? Absolument. Me haïr ? Probablement. Me quitter ? J’espérais que non...
Je priais. Pour qu'elle n'est pas entendu ma dernière phrase, mais en même temps j’espérais qu'elle l'ai entendu. Pour mettre enfin fin à cette vulgaire comédie. On dit que ça fait du bien de se confier, aujourd'hui je peux vous affirmer que le crétin qui à sortie cette connerie se trompait sur bien des points.

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MessageSujet: Re: La culpabilité d'une note - PV: Iris R. Sharenay   Mer 6 Mar - 20:16

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Edouard & Iris
« Protège-moi, brise-moi, aime-moi »
J'en ai assez. ASSEZ ! Marre d'attendre que tu cesses de te la jouer solo, marre d'attendre que tu me jette du bout des lèvres des morceaux de mon passé. Qu'est-ce qui te fait à ce point peur ? Ma réaction ? Ridicule ! Comment pouvais-tu penser une seule seconde que je pouvais ... que je quoi, déjà ? Je ne savais même pas de quoi tu as si peur. Et maintenant que toutes mes pensées entraient en collision les unes avec les autres, je me rendais compte d'une chose.

Depuis le début, j'aurais dû savoir que tu me piégeais. Tu me piégeais dans tes bras, dans tes mensonges, de peur que je n'étende mes ailes pour m'envoler loin de toi. Tu n'avais pas peur de m'avouer la vérité mais ce qui te faisais frémir, c'était l'idée que je m'en aille. Loin de toi. Est-ce ton amour pour moi qui m'a ôté mes souvenirs ? Est-ce une coïncidence, ta présence à mes côtés à mon réveil ? Est-ce dû au hasard que je suis à nouveaux avec toi, comme dans ma vie effacée, comme j’ai cru le comprendre dans tes silences et des réponses à demi formulées ? Mais... est-ce que tu te rends compte à quel point cela me blesse de ne pas savoir ? Ou plutôt, de savoir que toi tu sais, alors que moi je suis condamnée à l'ignorance ?

Iris&Edouard

Mes paroles semblèrent faire leur petit bout de chemin jusqu'à Edouard, qui ancra ses prunelles dorées dans les miennes. Nous approchions de la révélation, le dénouement final d'une mauvaise saison de télé-réalité. Il baissa toutefois très vite la tête et je me retins de la lui relever pour qu'il m'affronte en face. S'il s'estimait trop couard que pour se libérer de tout cela en me regardant dans les yeux, libre à lui. Je ne savais pas quel était le poids de sa fameuse révélation, après tout. Je lui prit tout de même la main, entrelaçant nos doigts, comme nous le faisions de temps à autre lorsque nous étions seuls... et souvent perdus dans nos pensées. Le silence s'installa à nouveau et je ne cherchais pas à le briser. Je pouvais très bien rester là jusqu'au petit matin, j'avais tout mon temps. Mais j'allais lui tirer de force ce secret qui minait notre couple, même si pour cela je devais le séquestrer dans cette pièce... si j'avais une quelconque chance de le battre sur le plan physique, bien entendu, vu qu'il était quand même musclé, mon beau ténébreux.

Ses yeux rencontrèrent à nouveau les miens et je pus lire une indescriptible tristesse au fond de ses prunelles. Un instant, j'eus envie d'envoyer balader cette histoire, ses mensonges, de me fondre à nouveau dans le rôle de la petite Iris timide et tremblante qui fait mine de ne pas s'intéresser à son passé, qui ne voit pas à quel point son compagnon est en détresse. Tout envoyer balader pour que disparaisse ce message clairement lisible dans ses yeux. Celui qui dit Je vais te perdre et qui me fait presque regretter notre situation actuelle.
« C'est par ma faute que tu as perdu la mémoire le soir de l'assassinat de tes parents... »
Mes doigts se resserrèrent autour des siens. La oremière bombe avait été lâchée, restait à voir si les suivantes souffleraient définitivement notre lien déjà bien effiloché. Je savais que cette première phrase aurait dû me faire quelque chose mais j'étais incapable d'aligner plus de deux pensées cohérentes. Je ne voyais que ses lèvres, ces lèvres qui allaient décider ce que nous allions devenir. La gorge sèche, j'attendais la seconde bombe, celle qui s'écraserait sur nous ou nous éviterait de peu.
« Iris... Celui qui a tué tes parents.. C'est... »
Il détourna une nouvelle fois les yeux et je dû me retenir de le secouer. Un nom, rien qu'un nom et c'était fini ! Un simple petit nom et bye bye les mensonges. S'il savait qui avait tué mes parents, s'il connaissait l'identité de cette ordure, qu'est-ce qui l'empêchait de me le révéler ? Était-ce un ami proche, un parent à lui ? Mes idées s'entremêlaient et se bousculaient, j'étais incapable de mettre côté à côté ses deux phrases précédentes, qui auraient pourtant fait éclater la vérité. Je le vis clore les paupières puis il enfouit la tête entre ses mains, recroquevillé comme un enfant qui a peur des monstres imaginaires cachés sous son lit. Je glissais une main timide dans ses cheveux noirs, incapable de comprendre ce qui le faisait à ce point hésiter. Puis je vis ses lèvres remuer et le temps sembla ralentir, déformant grossièrement ses mots. Mes oreilles bourdonnaient.
« C'est moi... »
Ces mots à peine audibles me firent l'effet d'un coup de couteau en plein cœur. Je m'écartais vivement de lui, les yeux écarquillés de stupeur. Lui, l'assassin de mes parents ? Lui, qui avait veillé sur moi à mon réveil, qui m'avait si souvent prise dans ses bras, qui m'avait accordé tant de sourires tendres ? Impossible. Mais pourtant, je sentais qu'il ne mentait pas, je le savais. Je le sentais. Ma main glissa de ses cheveux, pour retomber mollement sur le sol. Comment pouvais-je être aussi proche d'un... d'un assassin ? Mon esprit s'était bloqué sur ce mot. Assassin. Et pourtant, entre mes réactions et mes pensées, c'était un gouffre de différences. Même en sachant qu'il avait tué mes parents, j'étais incapable de le haïr. Parce que je n'avais aucun souvenir d'eux. Je savais que je devais lui en vouloir pour cet acte abominable, que j'aurais dû partir en lui hurlant de ne plus jamais m'approcher, en le traitant de monstre et en... en le dénonçant même à la police, mais j'étais figée sur place. Il attendait certainement une réaction de ma part et c'est à grand peine que je desserrais les lèvres.
« J'aimerais te dire que je te hais, Edouard Nightray, que tu es une méprisable ordure, mais j'en suis incapable parce que je n'arrive pas à penser cela. Même si tu le mérites vraiment. »
Mes larmes coulaient sur mes joues, flot intarissable.
« Tu... tu te rends compte que ce n'est que maintenant que tu me dis ça ? Que tu m'as menti tout ce temps ? Que j'ai aimé un assassin ? Que j'aime encore ce putain d'assassin ?! »
Je donnais un coup de poing rageur dans son torse et je me relevais, lui tournant délibérément le dos, les bras croisés.
« J'aimerais t'en vouloir. Sincèrement. Pouvoir dire du fond du cœur que je ne veux plus jamais être confrontée à toi. Mais c'est impossible. Je n'y arrive pas. Tu as tué des gens qui sont pour moi de parfaits inconnus. Je n'arrive pas à t'en vouloir pour le meurtre de ceux qui me sont si chers et que je ne connais pourtant pas. »
Je fis quelques pas en avant, pour aller jusqu'au mur opposé. Je me tournais à nouveau vers lui, le dos contre le mur, essyant de réprimer mes sanglots hystériques.
« Dis-moi ce que je dois faire, Edouard. Je ne sais pas quoi faire, ni quoi penser de tout cela. »
La comédie de mauvais goût que nous jouions depuis le début s'était finalement arrêtée, le rideau était tombé, avait entrainé le théâtre dans sa chute, ne laissant que les protagonistes debout, ignorant la suite du script.

I was thinkin about you, thinkin about me.
Thinkin about us, what we gonna be?
I open my eyes; you was only just a dream.

I travel back, down that road.
Will you come back? No one knows.
I realize, you was only just a dream.


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MessageSujet: Re: La culpabilité d'une note - PV: Iris R. Sharenay   Jeu 7 Mar - 2:13


✖La culpabilité d'une note. ♪
Iris & Edouard
« La passion est la pire des destructions. »

Après mes mots, le temps s'était arrêté. Comme pour marquer à jamais cette douloureuse révélation qui changerait à jamais notre relation. Remonter le temps en arrière pour refaire tout depuis le début. Combien de fois avais-je rêvé posséder ce pouvoir ? Pourtant le pire dans tout ça c'est que je sais que si je pouvais revenir à ce fameux soir, j’appuierais de nouveau sur la détente. Je tuerais une deuxième fois ses parents. À cette pensée la nausée me monta à la gorge et l'envie de vomir se faisait atrocement sentir. Fou. J'étais fou. Je repoussais sans cesse cette réalité, mais aujourd'hui je devais l'avouer, je n'étais pas clair. Pas net. J'avais une case en moins. Même en voyant la situation aujourd'hui je serais capable de refaire le même meurtre. Comment ai-je pu en arriver là ? Je du me retenir pour ne pas me lever et vomir. À vrai dire, je n'osais bouger. Je ne voulais pas confronter le regard d'Iris. Serait-ce du dégoût ? De la peur ? De la haine ? Un mélange de tout ça était aussi envisageable. Sa main s'était glissé dans mes cheveux. L'autre entremêlait mes doigts. J'aurais préféré qu'elle me lâche. Qu'elle ne me montre pas à quel point elle m'aimait. Cela aurait été plus facile. Tout comme ça aurait été plus simple si elle n'avait pas perdue la mémoire. Elle aurait du se souvenir. De tout. Pour qu'elle puisse me détester. Pour qu'elle puisse m'en vouloir, pour qu'elle me frappe, me haïsse, me dénonce. Pour qu'elle m'arrête. Je suis devenu incontrôlable. Je ne maîtrise plus rien. À l'époque j'étais dans une situation de détresse similaire à celle d'aujourd'hui. Sauf que je n'avais personne pour me secourir, si bien que je m'en suis sali les mains. Très jeune. Je n'avais déjà plus de limite. Derrière mon air de grand ténébreux, j'aurais pu massacrer quelqu'un avec un visage neutre. Dépourvus de d'émotions. C'était un spectacle à vous glacer le sang. J'étais un monstre, je le suis toujours d'ailleurs... Mais aujourd'hui j'essaye de changer, d'oublier l'assassin que j'ai été et que peut-être je suis encore. Elle se recula... Sa main glissa au sol. « J'aimerais te dire que je te hais, Edouard Nightray, que tu es une méprisable ordure, mais j'en suis incapable parce que je n'arrive pas à penser cela. Même si tu le mérites vraiment. » Elle a raison. Je suis certainement le premier à le penser. J'étais surpris par ses propos. Elle n'y arrivait pas ? C'était une blague ? Parce qu'elle est de très mauvais goût. Qu'attendait-elle ? Il fallait qu'elle y arrive. Pas que j'en ai envie, mais si elle n'arrivait pas à m'en vouloir... Comment pourrais-je me sentir réellement coupable ? J'avais des pensées égoïstes. Mais il le fallait. Sinon tout recommencerait. Je replongerais. Une fois de plus et je me fermerais même à Iris. Je retomberais dans la solitude. Pour la simple et bonne raison que j'aurais trop peur de lui faire encore plus de mal sans qu'elle ne puisse me haïr, je la détruirais. Autant je me fichais bien de foutre ma vie en l'air, autant je ne voulais pas m'en prendre à celle de mon ange... Bien que je l'ai déjà fais autrefois. « Tu... tu te rends compte que ce n'est que maintenant que tu me dis ça ? Que tu m'as menti tout ce temps ? Que j'ai aimé un assassin ? Que j'aime encore ce putain d'assassin ?! » Un assassin... Oui je m'en rend compte. Plus que n'importe qui. Je l'ai laissé m'aimer en sachant que j'étais un meurtrier. J'ai cru que j'aurais pu la garder malgré mes erreurs passés. Je pensais pouvoir te garder prisonnière. Après tout, jusqu'à maintenant, tant que j'étais là... Tu allais bien. J'y ai cru pourtant... Que je pourrais vivre avec. Que elle pourrais vivre sans rechercher ses origines. Enfin sans rechercher la vérité. J'ai été naïf ? Non je savais que tu ne tiendrais que quelques années, mais j'espérais. Tout simplement.

Je reçu un violent coup sur le torse et bien que j'étais un minimum musclé, je le ressentis. Ce geste me fit levé la tête vers Iris, je ne saurais dire pourquoi. Pourtant je ne croisa pas son regard. Elle était dos à moi. Mais je l'entendais encore pleurer. J'avais envie de me lever et de la prendre dans mes bras. La serrer d'une entrante douce et rassurante. Je n'en fis rien. Je ne voulais pas qu'elle me repousse, elle aurait peut-être pris peur à mon contact ; nous ne savons jamais ce dont est capable un assassin après tout. Son instinct serait intervenu. À coup sur. « J'aimerais t'en vouloir. Sincèrement. Pouvoir dire du fond du cœur que je ne veux plus jamais être confrontée à toi. Mais c'est impossible. Je n'y arrive pas. Tu as tué des gens qui sont pour moi de parfaits inconnus. Je n'arrive pas à t'en vouloir pour le meurtre de ceux qui me sont si chers et que je ne connais pourtant pas. » Je cru rêver. Le ciel ne m'avait pas complètement abandonné alors ? Si bien sûr que si ! C'était un cauchemar, si elle ne parvenait pas à ne pas m'en vouloir, qui le pourrait ? J'étais sous le choc de ses dires, sous la surprise. La peur s’évacuait, puis revenait. La panique diminuait, puis ré-augmentait. De véritables montagnes russes. Face à ses paroles, je restais bouche-bée. Lorsqu'elle avança vers le mur en face de moi. Je vu son visage. Les larmes qui pleuraient le long de ses joues... Je me sentis mal, des vertiges s’emparaient de moi. « Dis-moi ce que je dois faire, Edouard. Je ne sais pas quoi faire, ni quoi penser de tout cela. » Je ne sais pas. Ma tête ne réfléchissait plus. Je me contentais de la regarder, m'empêchant de verser la moindre larme. J'étais face à ce être, fragile, au bord du gouffre, par ma faute. Le trésor que j'avais toujours tenté de garder intact, brillant. Un lourd et long silence pris place entre nous. Nous étions à quelques mètres l'un de l'autre, pourtant je la sentais à dix milles lieux de moi. Je n'avais qu'une envie, me rapprocher d'elle. Mais je n'y parvenais pas. Je ne voulais pas lui provoquer plus de douleur. Pourtant, j'allais le faire. C'était bien beau de lui avoir dis la vérité sur ces parents... Mais il fallait que je lui dise toute la vérité. Que je n'ai plus jamais besoin de lui mentir.

    - Pourquoi ne t'enfuis-tu pas ? Pourquoi es-tu encore là ?


Ces mots je les avais prononcé sans m'en rendre compte. Mais il étaient là pour une bonne raison. Qu'attendait-elle pour partir ? Qu'attendait-elle pour me faire endurer ce que je devais endurer ? J'étais dans un bazar monstre. Dans ma tête tous se compliquaient. Tout ne se passait pas comme prévu.. Pourquoi diable était-elle encore là !? Je pensais qu'elle partirait en courant. Je pensais qu'aujourd'hui, je serais puni. Puni pour le mal que j'ai pu faire. « Pardonnes-moi. » Dans ma tête, ces deux mots se répétaient, comme une formule magique. J'aurais tant voulu les prononcés, mais il en était hors de question. Je n'en avais pas le droit. Je serrais les poings... Puis finalement je me leva. Doucement. Pour ne pas la brusquer, pour ne pas lui faire peur. Je me glissa derrière le piano, mes doigts effleurèrent quelques touches, laissant s'envoler dans les airs quelques notes. Mais ce n'était pas la destination que je voulais. Je me dirigea vers le bureau de cette salle et me tourna vers le tableau. Tout en marchant, d'un pas lent, j'essaye de me calmer, pour pouvoir lui parler yeux dans les yeux. Pour pouvoir l'affronter. Je pris la première craie que je vis. Une craie blanche, neuve. Raven. C'est ce que j'inscrivis sur le tableau encore propre. Toute la vérité... J'avais décidé de tout lui dire. Alors si je devais commencer par un point, ce serait celui-là. Le nom qui me hante, jour et nuit, qui me rappelle que je suis un assassin.

    - Je ne te mentirais plus... Alors je vais te dire toute la vérité à mon sujet. J'aimerais pourtant que tu m'accordes une requête. Ce que je vais te dire va te blesser d'avantage, t'effrayer... mais laisse-moi terminer jusqu'au bout avant de parler, je t'en pris.


J'essayais de le cacher, mais mon corps, ainsi que ma voix tremblait. Jamais avant je n'en avais parler de ça à qui que se soit. J'avais toujours garder en moi ce lourd fardeau. Impossible de m'en libérer. Aujourd'hui je décidais de lui en parler, de lui avouer les atrocités dont j'étais responsable. J'avais vraiment une confiance absolue en elle, sinon jamais je n'aurais pu lui dire. Pourtant je ne saurais dire après tout ça, quelle sera sa réaction et je crois que c'est ça que je redoutais le plus. Je me tournais vers elle, sans m'approcher. Restant à ma place, je planta juste mes iris dorées paniquées dans ses billes azurées troublées par les larmes. Je reposais la craie sur le tableau et inspira profondément. Il ne fallait pas que je me défile. Elle était en droit de savoir... De savoir quel monstre je suis.

    - À une période de mon adolescence... J'ai... je pris un temps de pause, ce n'étais comme ça que j'allais réussir à parler, je dû me calmer d'avantage. Avant que toi et moi nous nous rencontrions, j'avais d'énormes problèmes dans ma vie. Si bien que j'en suis devenu malade. Malade psychologiquement. Je me suis mis à haïr beaucoup de monde et je voyais les gens que j'aimais m'abandonner. J'étais triste, seul et blessé. J'étais en âge de faire ce que je voulais et j'avais atteins un point de non-retour. Le nom sur ce tableau.. Raven, c'était un pseudonyme. C'était l'autre Edouard... Un Edouard sombre et en colère. Quelqu'un de fou. J'étais à un stade où je faisais n'importe quoi. Je suis passé par bien nombre de choses. La débauche, la drogue, parfois je me battais presque à mort contre d'autres personnes dans le même état que moi. Lorsqu'un jour... j'inspira profondément, c'était mon plus lourd secret. Lorsqu'un jour, par accident, je commis mon premier crime. La vue du sang... M'a donné tellement de vertiges que j'en ai vomis mes tripes. Ce soir-là pourtant, je me dégrada. Alors que cette vue aurait du m'arrêter elle me poussa d'avantage dans la folie; Raven est né à partir de cet instant-là. J'ai commencé à me salir les mains, de n'importe qu'elle façon. Je me fichais de ce qui pouvait m'arrivé, je me fichais de ma propre vie. J'aurais pu me tuer si je le voulais, rien de me retenait. Au final j'ai fini par accepter des contrats qu'on me donnait. Des assassinats. J'étais ce qu'on pouvait appeler, un tueur à gage.


Je m'arrêta un instant. Comme pour reprendre mon souffle. Iris avait respecté ce que je lui avais demander, elle ne parlait pas. Elle m'écoutait. J'entendais toujours ses larmes. J'avais envie d'arrête de causer et d'aller la consoler comme je le pouvais. Essayer de me faire pardonner. Ce n'était pas possible. Il fallait qu'elle sache... Qui je suis réellement. De qui elle est tombée amoureuse. Pourtant j'aurais tant aimé qu'elle ne rencontre jamais l'assassin que je suis. Qu'elle n'entende jamais parler de Raven. Ce prénom qui m’obsédait. Jusqu'à quand devrais-je porter le fardeau de ce prénom ? Autant de temps qu'il le faudra pour que j'ai expiré mes crimes. C'était un minimum. Cela me détruisait, cela avait détruit Iris et aujourd'hui ça nous détruirait en même temps tous les deux. Sans que nous ne pourrions rien y faire. Je revins à son regard, mais ne pouvant supporter le poids qui était sur mes épaules, je finis par m'asseoir sur la chaise de ce bureau. Ma voix se calma. Une vague de nostalgie s’empara de moi. M'emportant loin de cette souffrance.

    - Puis je t'ai rencontré. Comme un ange descendu du ciel, tu es apparue. Au moment le moins attendu. Tu sais Iris, je ne pourrais jamais dire à quel point tu m'as aidé. À quel point tu m'as sauvé. Depuis que tu as perdu la mémoire tu me considères comme ton sauveur, mais je ne suis qu'un monstre. L’héroïne c'est toi et personne d'autre. Je craqua. Les larmes commencèrent à se déverser sur mes joues, lentement, tentant de les retenir encore. Mes yeux quittèrent Iris. Je me suis dis que je parviendrais à changer. J'avais un espoir. Enfin. Comme si je l'avais toujours attendu. Nous avions passé tellement de temps ensemble que tu avais fini par prendre une place si grande et si important en moi. J'ai voulu tout arrêter. Je voulais me redresser, j'ai vraiment pensé que je pourrais remonter à la lumière. Auprès de toi, je pouvais m'endormir si facilement, sans méfiance, sans crainte, parce que je savais qu'à mon réveil, tu seras toujours là. C'est tout ce qui comptait. Grâce à toi, Raven disparaissait. Je m'étais trompé. Tu sais... Une fois qu'on à chuté, il est impossible de remonter. Il s'en sont pris à toi. Que j'arrête mes activités ne plaisait pas à tout le monde, à vrai dire ça n'emballait personne. Il avait besoin de moi pour le sale boulot. Alors ils sont trouvés un moyen de me faire changer d'avis. Il fallait que tu disparaisses, sans toi dans les parages, je redeviendrais celui qui avait toujours su faire son travail. Tu ne le sais pas, mais tu étais menacée. J'étais face à un dilemme. Je marqua un long temps de pause, j'avais peur de finir, mais j'avais déjà tellement parler qu'il fallait en finir, une bonne fois pour toute. Soit je tuais tes parents, soit c'est toi qui serait tuée. Seul, je n'aurais rien pu faire pour te protéger. Alors, j'ai d'abord pensé à sauvé... Mon trésor. J'étais toujours légèrement sous la folie des mes actes passés et dans une déraison complète, ce qui m'a vraiment fait appuyer sur la détente ce fameux soir... C'est parce que si tu perdais tes parents, tu te tournerais forcément vers moi. Je t'aurais pour moi seul. Fou... Je l'étais. Peut-être le suis-je encore aujourd'hui.


Je termina ma tirade. Mes larmes perlant toujours mon visage. Mes mains me cachaient. Je ne voulais pas être vu dans cet état, même pas par Iris. Des années semblaient tomber sur moi. Le poids de beaucoup de mystères trop dur à gérer seul. Je me sentis soulagé. Enfin. J'avais enfin pu lui dire tout ce qu'elle devait savoir sur moi. Mon côté sombre que j'avais tant désirer cacher. Je ne serais dire ce que m'apporta le fait que j'ai enfin pu avouer mes crimes. J'avais besoin d'aide, depuis tellement d'années maintenant... Il n'y a qu'aujourd'hui que je pouvais me l'avouer. Bon sang, comment avais-je pu en arriver là ? Une fois de plus je ne saurais répondre. Il y a parfois des actes, des choses que nous ne pouvons pas expliquer. Ce que j'étais devenu en faisait partie. J'aurais pu m'arrêter là, pour lui laisser le temps d'encaisser et cette fois de vraiment pouvoir me haïr.. Peut-être que je lui avais avouer tout ça pour l'aider à m'en vouloir. Pour qu'elle puisse réellement penser que j'étais une ordure? Oui ça doit être ça.

    - Pardonnes-moi... J'aimerais vraiment que ce ne soit qu'un cauchemar pour toi... J'aurais aimé que tu ne me rencontres jamais... Sans moi tu serais toujours souriante, tu ne verserais pas autant de larmes comme aujourd'hui.. Tu aurais encore une famille.. J'ai tout gâché... Je ne voulais que foutre ma vie en l'air, au final j'ai détruis la tienne.. Si tu savais comme je m'en veux... Je t'en pris, il faut que tu me haïsses, que tu m'en veuilles... Ce n'est que ce que je mérite... Je te demande de me pardonner, mais en vérité j'aimerais que tu puisses arriver à me détester, comme tu n'as jamais détesté quelqu'un... Si je dois être puni pour mes crimes passés aujourd'hui, je veux que ce soit par toi. Tu es la seule qui puisses me punir.. La seule qui peut me vraiment faire sentir coupable... Tu es la seule qui puisse m'aider Iris..


Ma toute dernière phrase se perdit dans le vent. Emporté par les souffles de ce dernier. Je ne pouvais plus parler, je n'y parvenais plus. J'avais cette sensation de ne plus pouvoir respirer... À vrai dire je me sentais comme le jour de mon premier meurtre. Faible, trouillard, terroriser. Une crise d’angoisse. C'est exactement ce que je faisais. Pas question de le montrer pour autant. Car tout ceci était ma faute. Mes bras se plièrent sur le bureau, ma tête encrée dedans. Nous aurions dis un enfant. Un enfant frêle, fragile, malade, qui vivait l'expérience la plus horrible de sa vie. Sur ce bureau, je me rappelle des souvenirs. Durant un été de mon adolescence, je m'étais retrouvé sur mon bureau, dans ma chambre. Seul à la maison. Je paniquais, j'avais peur. J'avais du mal à respirer, du mal à bouger, surtout j'avais du mal à penser. Mon esprit était vide, comme maintenant, pourtant j'ai l'impression qu'une bombe est prête à explosé dans ma tête.
Tu fais peine à voir mon garçon. C'est pathétique.
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MessageSujet: Re: La culpabilité d'une note - PV: Iris R. Sharenay   Ven 15 Mar - 22:41

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Edouard & Iris
« Protège-moi, brise-moi, aime-moi »
Nous devions être à peu près dans le même état, lui et moi. Hésitants. Un peu perdus. Il n'avait pas confiance en mes réaction et moi, je n'avais plus confiance en lui. Comment pouvait-on encore accorder sa pleine confiance à une homme que l'on a aimé et qui vous a caché pendant des années un crime aussi odieux ? Un énième silence gêné s'incrusta entre nous, comme pour mieux souligner la distance que j'avais imposée entre nous.
« Pourquoi ne t'enfuis-tu pas ? Pourquoi es-tu encore là ? »
Je le fixais bêtement. Pourquoi n'étais-je pas partie ? Pour la simple et bonne raison que je ne pouvais le laisser dans cet état. Parce que je ne pouvais partir sans avoir reçu un maximum de réponse. Il se leva lentement et, inconsciemment, je me raidis. S'il venait vers moi, aucune chance pour que je reste immobile. J'allais prendre la poudre d'escampette. J'allais me montrer lâche. Comme lui. Toutefois, sa destination n'était pas moi mais le tableau où il traça d'une écriture fluide un nom. Raven. Ce mot m'était inconnu, outre le fait que je connaissais sa traduction. Ed' m'annonça alors qu'il allait tout me raconter. Toute son histoire. Sa seule demande était que je ne l'interrompe pas... requête assez simple, quoi. Un léger trémolo dans sa voix me fit comprendre qu'aucun détail n'allait m'être épargné. Je ne pouvais rien dire, dans le fond, je l'avais un peu cherché. La panique brillait dans ses iris dorés... il débuta son histoire par son adolescence, se présentant lui-même comme malade psychologiquement. Le nom qu'il venait d'écrire était le pseudonyme qu'il avait prit lorsqu'il avait débuté dans l'assassinat. Débauche. Drogue. Seuls ces mots atroces atteignaient mes oreilles et je me rendais compte que je ne connaissais que très peu ce lui que je considérais comme mon compagnon. Et cela m'horrifiais. Il fit une pause et s'assit sur une chaise, comme épuisé. J'avais envie de me précipiter dans ses bras et lui dire que je me fichais de son passé, que je l'aimais tel que le connaissais. Mais c'était impossible. Ses paroles me faisaient peur. Edouard me faisait peur. C'est moche à dire, mais c'est la vérité.

Il reprit son abominable récit et, même si j'avais envie de lui hurler de se taire, je n'arrivais pas à décrocher. Je buvais chacune de ses paroles, ravie qu'il s'ouvre enfin à moi... même si ce qu'il racontait était loin de ce que j'imaginais. Il me qualifia d'ange tombé du ciel. J'étais celle qui lui avait fait redécouvrir la lumière (oh mon dieu, indigestion de saintes écritures !) et que, grâce à moi, le nom de Raven s'estompait. Mais malheureusement, une fois qu'on a touché le fond, sortir du trou est pratiquement impossible. Et que pour contraindre Ed à ne pas les lâcher, ses employeurs avaient trouvé ZHE moyen. Moi. Oh génial, j'étais devenue une monnaie de change. J'adorais. Donc, ou il trucidait mes parents ou c'était moi qui y passais. Toute cette histoire me dégoûtait profondément.
« Soit je tuais tes parents, soit c'est toi qui serait tuée. Seul, je n'aurais rien pu faire pour te protéger. Alors, j'ai d'abord pensé à sauvé... Mon trésor. J'étais toujours légèrement sous la folie des mes actes passés et dans une déraison complète, ce qui m'a vraiment fait appuyer sur la détente ce fameux soir... C'est parce que si tu perdais tes parents, tu te tournerais forcément vers moi. Je t'aurais pour moi seul. Fou... Je l'étais. Peut-être le suis-je encore aujourd'hui. »
Je n'avais même plus la force de le regarder. Mes propres larmes s'étaient taries, contrairement aux siennes. Techniquement, je comprenais cet élan d'égoïsme.. pourquoi sacrifier un être cher quand on pouvais la sauver et, mieux, l'obliger à se retrouver dans vos bras, en pleurs, hein ? Et lui, en plus, il avait tiré la carte chance, la super carte qui vous disait Et votre petite amie perdra la mémoire, oubliera que vous avez refroidi ses parents sous ses yeux et voilà ! Vivez une belle vie avec elle et ayez de beaux enfants !
« Pardonnes-moi... J'aimerais vraiment que ce ne soit qu'un cauchemar pour toi... J'aurais aimé que tu ne me rencontres jamais... Sans moi tu serais toujours souriante, tu ne verserais pas autant de larmes comme aujourd'hui.. Tu aurais encore une famille.. J'ai tout gâché... Je ne voulais que foutre ma vie en l'air, au final j'ai détruis la tienne.. Si tu savais comme je m'en veux... Je t'en pris, il faut que tu me haïsses, que tu m'en veuilles... Ce n'est que ce que je mérite... Je te demande de me pardonner, mais en vérité j'aimerais que tu puisses arriver à me détester, comme tu n'as jamais détesté quelqu'un... Si je dois être puni pour mes crimes passés aujourd'hui, je veux que ce soit par toi. Tu es la seule qui puisses me punir.. La seule qui peut me vraiment faire sentir coupable... Tu es la seule qui puisse m'aider Iris.. »
Je secouais la tête, dégoûtée, la bouche sèche. A quoi aurais-je pu m'attendre ? A tout. Sauf ça. Je croisais les bras et refusais de croiser son regard.
« Je ne peux pas accorder ma pleine confiance à quelqu'un qui m'a caché une chose pareille. »
Ce n'était même pas le fait qu'il ait tué mes parents qui m'éloignait de lui, mais son ma,que de confiance en moi, pourtant compréhensible, soi-dit en passant. Je l'aimais, certes, mon idiot de corbeau, mais il avait perdu ma confiance dans cette affaire. Je me laissais glisser au sol, recroquevillée sur moi-même.
« Effectivement, tu es un monstre. Dans le genre monstre rose pelucheux qui essaie de prendre une expression méchante et se rend fragile. Je t'en veux et en même temps, je suis capable de te pardonner. Mais tu ne le mérite pas. »
Je relevais timidement la tête vers Ed. Ma tête était pleine de questions et de doutes. Quand je le regardais, qu'allais-je voir ? Qui allais-je voir ? Edouard ou Raven ? L'amant ou l'assassin ? Un mélange des deux, peut-être ? Je frissonnais, perdue.
« Et pour être franche, je ne sais pas ce que je dois faire, ni ce que je dois te dire. Je ne sais même plus comment je dois t'appeler, comment je dois te considérer. Si je t'aime encore ? Oui. Si j'ai encore confiance en toi ? Plus vraiment. »
Je me mordis la lèvre, hésitante. J'avais bien une idée de ce que nous devions faire, mais j'avais peur de l'énoncer à haute voix. Finalement, je me levais, lui tournant le dos. Je n'avais pas le courage de le regarder.
« Je crois que nous devrions... nous éloigner un peu l'un de l'autre, quelques jours, le temps de mettre de l'ordre dans nos pensées. Ce n'est pas un au revoir mais j'ai besoin de réfléchir. De m'isoler un moment. »
Même si je me savais incapable de me tenir éloignée de lui, vu que la seule envie que j'avais en ce moment-même, c'était aller me blottir dans ses bras et piquer un somme, à l'abri. Ou ce qui s'apparentait à un abri il y a moins de trente minutes. Je me retournais lentement vers lui. Ne pas voir son expression était horrible. J'avais besoin de lui, comme lui avait eu besoin de moi.
« Je pense que.. tant que je n'aurais pas de souvenir, je serai incapable de te haïr pour tes actes. Alors prie pour que jamais je ne me souvienne. Parce que je ne veux pas te perdre. C'est ton égoïsme passé, bien que compréhensible, qui nous met dans la panade et j'estime que tu aurais dû m'en parler, à l'époque. Nous aurions pu trouver une solution. »
Incapable d'énoncer avec précision ce que je ressentais, je m'approchais finalement de lui, hésitante et tremblante. Les derniers mètres, je ralentis encore la cadence. J'avais peur. Peur de lui. Peur de ce qui pouvait se passer. Passant derrière lui, je l'étreignis de toutes mes forces, le visage enfoui dans ses cheveux noirs.
« Je... je vais aller passer la nuit chez Yuugi. C'est mieux pour nous, je pense. Mais si tu oses t'enfuir pendant la nuit ou t'installer loin de moi au petit déjeuner, voire te faire porter pâle pour nos cours, tu en baveras. Je ne sais pas comment, mais tu en baveras. »
Lentement, je me détachais de lui, prête à quitter la pièce. Je posais un léger baiser sur sa joue et reculais d'un pas.

(c) Sweetie

HORS RP; Scuse pour la pourriture >_< ça vire au mièvre total et j'en suis désolée mais ce sont les conséquences d'une semaine entière consacrée à Roméo & Juliette dans mon cours de français D8 t'as le droit de hurler sur Iris pour sa naïveté u__u oopas.

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MessageSujet: Re: La culpabilité d'une note - PV: Iris R. Sharenay   Jeu 28 Mar - 18:12

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MessageSujet: Re: La culpabilité d'une note - PV: Iris R. Sharenay   

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La culpabilité d'une note - PV: Iris R. Sharenay

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